11/03/2008

Quelle arnaque !!!!

Je tiens tout d'abord à signaler que ce qui va suivre  n'a aucune conotation raciste...  il s'agit d'un exposé de faits, tout simplement. 

J'étais en tractation avec un certain Monsieur Portillon Junior qui désirait louer notre maison de vacances pour une période de deux mois (pour développer ses affaires dans la région, m'a-t-il dit).  Nous convenons du prix, je lui envoie un contrat et mes coordonnées bancaires.  Jusque là, je pense que ce monsieur est français (adresse Yahoo.fr) et tous les contacts ont lieu par mail.  Il me dit avoir effectué le paiement et m'envoie des "preuves", scan de documents bancaires d'une banque... d'Abidjan !

Une heure plus tard, je reçois un mail d'un Commissaire Malan Robert, de la "Commission De Contrôle Des Transferts de la Zone UEMOA", qui me demande de prendre contact avec lui par téléphone.  Flairant l'arnaque, mais curieux, je téléphone... ce monsieur parle un français difficile à comprendre (accent très prononcé), il me dit que pour cautionner le transfert (loi instaurée récemment, me dit-il en raison de l'état de guerre du pays), je dois verser à cette "Commission", la somme de 375 €... via Western Union (!!!).  A noter que ce "Haut Commissaire" travaille manifestement parmi des enfants car j'entends en arrière plan proche, des cris d'enfants jouant.  Lorsque je lui demande des preuves de sa bonne foi, il se perd en arguant qu'il a de trop hautes responsabilités pour que sa parole soit mise en doute.

Une petite recherche sur Google m'a permi de me rendre compte que ces gens écument les petites annonces et les sites de vente et de location, choisissent de préférence des objets chers ou des périodes de location longues, afin que le "pigeon", soit tenté de verser la "caution" pour toucher la somme de la transaction.

Le consulat Français en Côte d'Ivoire signale pour sa part qu'il est presque impossible de faire cesser ce genre de pratique, car une plainte en Europe a peu de chance d'aboutir, et une plainte en Côte d'Ivoire suppose la présence du plaignant, pendant un certain temps, dans le pays.